Imaginez une boulangerie artisanale : peut-elle produire ses délicieux pains et pâtisseries sans farine, levure, œufs ou sucre ? Absolument pas. De même, son fonctionnement quotidien serait impossible sans l’électricité pour ses fours, les services de nettoyage pour son local, ou les logiciels de comptabilité pour sa gestion. Ces deux catégories de dépenses, bien que toutes deux essentielles, sont pourtant distinctes et requièrent des approches stratégiques fondamentalement différentes.
Afin de gérer une entreprise prospère, une équipe d’approvisionnement dédiée doit non seulement obtenir les biens et services essentiels, mais aussi assurer une livraison rapide et entretenir des relations solides avec les fournisseurs. Cet article expert, conçu pour les professionnels de l’achat et de la finance, se propose de démystifier les concepts d’achats directs et indirects. Nous explorerons leurs définitions, leurs différences stratégiques, les enjeux spécifiques à chacun, et surtout, comment les optimiser pour transformer ces postes de dépenses en leviers de performance et de rentabilité pour votre organisation.
En comprenant les nuances entre ces deux catégories, vous serez mieux équipé pour élaborer des stratégies d’approvisionnement plus intelligentes, réduire les coûts, améliorer la visibilité et, in fine, renforcer la résilience de votre chaîne d’approvisionnement. Préparez-vous à plonger au cœur de la fonction achats, là où chaque décision compte et où l’optimisation n’est pas une option, mais une nécessité stratégique.
⏱️ L’Essentiel en 2 minutes
- Les dépenses indirectes représentent près de 50% des achats totaux des entreprises et offrent un potentiel de réduction des coûts allant jusqu’à 25%.
- Les achats directs sont liés à la production du produit final, tandis que les achats indirects facilitent les opérations sans être intégrés au produit.
- Un logiciel d’eProcurement est essentiel pour automatiser les tâches, centraliser les données, optimiser la gestion des fournisseurs et des stocks, et obtenir une visibilité globale sur toutes les catégories de dépenses.
Définition des Achats Directs
Les achats directs, souvent appelés achats de production ou de matières premières, sont le cœur battant de l’activité d’une entreprise. Ils englobent l’acquisition de tous les biens et services directement intégrés ou absolument nécessaires à la fabrication du produit final ou à la prestation du service principal de l’entreprise. Sans ces achats, le produit ou service vendu n’existerait tout simplement pas ou ne pourrait être délivré.
Pour mieux comprendre, prenons quelques exemples concrets :
- Une entreprise de fabrication automobile achète de l’acier, des moteurs, des pneus, des systèmes électroniques, ou des tissus pour les sièges. Ces composants sont directement assemblés pour créer le véhicule final.
- Une entreprise de plomberie acquiert de nouveaux raccords, tuyaux et équipements spécifiques qu’elle installera chez ses clients.
- Un restaurant s’approvisionne en denrées alimentaires brutes comme la farine, les légumes frais, les viandes, les fromages pour concocter ses plats.
- Une marque de mode achète des tissus, des fils, des boutons et d’autres ornements pour confectionner ses collections de vêtements.
- Pour un éditeur de logiciel, les salaires des développeurs qui codent le produit sont considérés comme des achats directs, car leur travail est directement intégré au produit final vendu.
Ces achats sont généralement effectués en grandes quantités, permettant aux entreprises de bénéficier de prix de gros ou de remises significatives. Le propriétaire d’une pizzeria, sachant qu’il vend un certain nombre de pizzas par mois, achètera probablement l’équivalent d’un mois de farine, de sel, de tomates et de garnitures afin d’optimiser ses coûts et d’assurer une production continue. Avant de finaliser de tels accords, des négociations approfondies avec différents fournisseurs sont courantes pour obtenir les meilleures conditions.
L’impact des achats directs sur le produit final et les revenus de l’entreprise est immédiat et palpable. La qualité des matières premières influence directement la qualité du produit fini, et toute rupture d’approvisionnement peut entraîner des retards de production, des ruptures de stock et, en fin de compte, une perte de clients et de revenus. Une gestion optimisée des achats directs est donc essentielle pour garantir la qualité, minimiser les risques et favoriser des relations à long terme avec des fournisseurs fiables, éléments clés de la rentabilité et de la valeur de l’entreprise.
Définition des Achats Indirects
Contrairement aux achats directs, les achats indirects ne sont pas directement intégrés dans le produit ou le service final de l’entreprise. Ils ne participent pas à la fabrication du cœur de métier, mais ils sont absolument indispensables au bon fonctionnement quotidien de l’organisation et à la facilitation de l’ensemble du processus de production. En d’autres termes, ils soutiennent l’activité sans en être la substance même.
Reprenons l’exemple de notre boulangerie. Si la farine est un achat direct, l’électricité nécessaire pour faire tourner les fours, les uniformes du personnel, le papier d’emballage pour les produits, ou même les services d’un comptable sont des achats indirects. Ils facilitent la vente du pain sans faire partie du pain lui-même.
Voici quelques exemples courants d’achats indirects :
- Services Professionnels et Externalisés : Les services de sécurité, le nettoyage des locaux, les consultants externes (juridiques, marketing, RH), les services informatiques gérés en externe.
- Fournitures de Bureau : Ordinateurs portables, logiciels bureautiques, papeterie (stylos, papier, trombones), mobilier de bureau, consommables (cartouches d’encre).
- Voyage et Transport : Billets d’avion, hébergement, location de voitures, indemnités kilométriques pour les déplacements professionnels des employés.
- Technologie et Logiciels : Abonnements à des logiciels SaaS (CRM, ERP non lié à la production, outils de collaboration), licences logicielles, équipements réseaux, téléphonie.
- Services Généraux et Utilitaires : Factures d’eau, d’électricité, de gaz, entretien des locaux et équipements, loyers des bureaux ou des installations.
- Marketing et Communication : Publicité en ligne et hors ligne, services d’agences de marketing, sponsoring d’événements, matériel promotionnel.
- Fonctions RH : Services de recrutement, programmes de formation, avantages sociaux des employés, services de paie externalisés.
- Installations : Maintenance des bâtiments, réparations, aménagement paysager, sécurité incendie.
Comme vous pouvez le constater, la liste est vaste et hétérogène. Ces produits et services, bien que ne se retrouvant pas directement dans le produit final, sont cruciaux pour maintenir les opérations commerciales fluides et efficaces. Leur acquisition peut sembler fragmentée et moins critique que celle des matières premières, mais leur impact cumulé est considérable.
En effet, les dépenses indirectes représentent souvent une part substantielle, estimée à près de 50% de tous les achats d’une entreprise. C’est un chiffre colossal qui met en lumière leur importance stratégique. Une gestion inefficace de ces dépenses peut rapidement entraîner une érosion des marges. À l’inverse, une optimisation judicieuse des achats indirects peut permettre aux entreprises de réduire leurs coûts de manière significative, potentiellement jusqu’à 25%, libérant ainsi des capitaux pour l’investissement ou augmentant directement la rentabilité.
Achats Directs vs. Indirects : Les Différences Stratégiques
La distinction entre achats directs et indirects ne se limite pas à leur nature intrinsèque ; elle se manifeste également par des différences profondes dans la manière dont ils sont gérés et les stratégies adoptées. Comprendre ces nuances est essentiel pour les équipes d’approvisionnement afin de maximiser l’efficacité et la valeur de chaque catégorie de dépenses.
Configuration Organisationnelle
La manière dont ces deux types d’achats sont structurés au sein de l’entreprise varie considérablement. Les achats directs sont généralement gérés par des équipes d’achats et de chaîne d’approvisionnement centralisées. Ces équipes opèrent souvent avec des budgets stricts et se concentrent sur des domaines de dépenses spécifiques, avec des gestionnaires de catégories spécialisés dans des familles de produits (par exemple, un gestionnaire pour l’acier, un autre pour les composants électroniques).
En revanche, les achats indirects sont historiquement plus décentralisés. Ils sont souvent gérés par de multiples parties prenantes internes, réparties dans différents services (marketing, RH, IT, administration). Chaque service a son propre budget et un certain degré d’autonomie pour ses achats, ce qui conduit à un processus de validation distinct, souvent moins rigide. Cette dispersion, bien que parfois source d’agilité, peut aussi engendrer un manque de visibilité globale et des achats sauvages. L’intérêt croissant est de tendre vers une structure centralisée pour les achats indirects afin de garantir la conformité, de regrouper les volumes et de réduire les coûts, en particulier dans les entreprises de services où les dépenses indirectes sont prépondérantes.
| Critère | Achats Directs | Achats Indirects |
|---|---|---|
| Structure de gestion | Centralisée, équipes Achats/Supply Chain | Souvent décentralisée, gestion par services |
| Budgets | Stricts, axés sur des domaines spécifiques | Par service, moins de rigidité |
| Processus de validation | Bien défini, intégré à la chaîne de production | Souvent ad hoc, spécifique à chaque service |
Gestion de la Relation Fournisseurs
La gestion de la relation avec les fournisseurs (SRM) est une priorité absolue pour les achats directs. Les équipes d’achats directs traitent avec des partenaires dont les matériaux ont un impact direct sur la qualité du produit final, la réputation de l’entreprise et la satisfaction client. Par conséquent, un investissement significatif en temps et en efforts est consacré à l’établissement de relations à long terme, durables et collaboratives. L’objectif est d’assurer une chaîne d’approvisionnement stable, d’améliorer la qualité des intrants et d’optimiser l’efficacité globale. La co-innovation et le partage de risques avec les fournisseurs stratégiques ne sont pas rares.
Pour les achats indirects, la relation avec les fournisseurs est souvent plus transactionnelle. L’accent est davantage mis sur la gestion des dépenses, la négociation des prix et la réduction des coûts opérationnels. Il peut y avoir un grand nombre de fournisseurs pour des petits volumes, rendant une gestion individuelle approfondie difficile. Cependant, il est important de ne pas sous-estimer l’impact potentiel des fournisseurs indirects sur les frais généraux d’une entreprise. Par exemple, une société de logiciels, qui a peu ou pas d’achats directs physiques, peut réaliser des économies considérables et optimiser ses frais généraux en gérant stratégiquement ses fournisseurs de services informatiques, de licences logicielles ou de consultants.
Gestion de l’Inventaire
La gestion de l’inventaire est intrinsèquement liée aux achats directs. Reprenons notre pizzeria : le propriétaire, après quelques années d’activité, peut prévoir avec une grande précision le nombre de pizzas vendues chaque mois. Il peut ainsi calculer la quantité exacte de farine, de fromage ou de légumes nécessaire et s’approvisionner en conséquence. Une gestion efficace des stocks est vitale ; si l’entreprise manque de matières premières, la production s’arrête, ce qui peut avoir des conséquences dévastatrices sur la chaîne d’approvisionnement, les délais de livraison et, ultimement, sur les résultats financiers.
Les achats indirects, en revanche, opèrent sur un besoin plus “mouvant” et imprévisible. Il est difficile de prévoir avec précision les coûts mensuels du café pour le personnel, la quantité exacte de fournitures de bureau nécessaires, ou le nombre de déplacements professionnels à effectuer. Par conséquent, la planification et la budgétisation des dépenses indirectes sont plus complexes et souvent réactives. La variabilité rend la gestion des stocks de fournitures indirectes moins critique en termes de “rupture de production”, mais le risque de surstockage ou de dépenses excessives est bien réel.
Mesure de la Performance
Étant donné les différences de fonctions et d’objectifs, la mesure du succès des achats directs et indirects diverge également.
- Pour les Achats Directs : Les indicateurs de performance (KPIs) se concentrent sur la satisfaction des commandes clients dans les délais et en intégralité. Les métriques clés incluent le respect des délais de livraison, la qualité des produits reçus, le taux de conformité des fournisseurs, la gestion des stocks (rotation des stocks, niveau de stock de sécurité), et l’efficacité des coûts (prix d’achat, réductions obtenues). Les conséquences des retards de livraison ou de la mauvaise qualité des matières premières sont mesurables en termes de pertes de production, de pénalités contractuelles et d’insatisfaction client. L’optimisation des stocks inutilisés est également cruciale pour éviter les coûts de stockage et immobiliser les flux de trésorerie.
- Pour les Achats Indirects : Les équipes d’achats indirects visent principalement le contrôle des dépenses et l’optimisation des coûts. Leurs KPIs incluent la réduction des dépenses superflues, l’élimination des “achats sauvages” (maverick buying), la conformité aux contrats et aux politiques d’entreprise, la visibilité sur les dépenses par catégorie et par service, et le taux d’adoption des catalogues d’achat. L’objectif est de s’assurer que l’entreprise ne gaspille pas d’argent sur des coûts qui ne soutiennent pas activement sa croissance ou qui peuvent être obtenus à moindre coût. La réduction des coûts et l’amélioration de l’efficacité opérationnelle sont les maîtres mots.
| Indicateurs Clés de Performance (KPIs) | Achats Directs | Achats Indirects |
|---|---|---|
| Objectif Principal | Assurer la production et la satisfaction client | Optimiser les coûts et l’efficacité opérationnelle |
| Exemples de KPIs |
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Impact sur les Industries
L’importance relative des achats directs et indirects varie considérablement selon l’industrie et le modèle d’affaires de l’entreprise. Il est crucial de ne pas sous-estimer l’impact de l’un ou de l’autre sur la réussite globale.
- Industries Prioritaires pour les Achats Directs : Les secteurs où les matériaux achetés ont un impact direct sur le produit final voient leurs dépenses directes dépasser largement les indirectes. C’est le cas typique de la fabrication (automobile, électronique, biens de consommation), de la construction, du retail (marchandises à vendre), et de l’agroalimentaire. Dans ces industries, l’approvisionnement en matières premières et composants est le nerf de la guerre.
- Industries Prioritaires pour les Achats Indirects : À l’inverse, les entreprises informatiques, les agences de recrutement, les cabinets de conseil, les sociétés de services professionnels et autres entreprises tertiaires privilégient souvent les dépenses indirectes. Leurs produits ou services finaux ne sont pas des biens physiques nécessitant des matières premières ; ils s’appuient plutôt sur l’expertise humaine, les technologies, les locaux et les services. Pour ces organisations, les abonnements logiciels, les services de marketing, les dépenses de déplacement et les salaires non liés directement à la production sont des postes de coûts majeurs.
En somme, la corrélation entre les achats directs et le produit final est directe et évidente, tandis que la variabilité des dépenses indirectes est intrinsèque aux entreprises orientées services. Une stratégie d’approvisionnement efficace doit reconnaître ces différences fondamentales et adapter ses approches en conséquence.
Enjeux Clés pour chaque Type d’Achats
La gestion des achats, qu’ils soient directs ou indirects, est jalonnée de défis spécifiques qui, s’ils sont mal maîtrisés, peuvent compromettre la performance globale de l’entreprise. Identifier et comprendre ces enjeux est la première étape vers une stratégie d’optimisation réussie.
Enjeux des Achats Directs
Les achats directs sont le moteur de la production. Leurs enjeux sont donc intrinsèquement liés à la continuité des opérations et à la qualité du produit final :
- Gérer efficacement l’inventaire pour la production : C’est un équilibre délicat. Un manque de matières premières peut entraîner des arrêts de production coûteux, des retards de livraison et des clients insatisfaits. Un surstockage, en revanche, immobilise du capital, génère des coûts de stockage (entrepôt, assurance) et expose au risque d’obsolescence ou de péremption. Une gestion des stocks en flux tendu ou juste-à-temps est souvent visée, nécessitant une prévision de la demande extrêmement précise et une synchronisation parfaite avec les fournisseurs.
- Négocier des coûts avantageux : Pour des volumes importants, chaque centime compte. Les acheteurs directs doivent maîtriser l’art de la négociation pour obtenir les meilleures remises en volume, des conditions de paiement favorables (délais de paiement, facilités) et des clauses contractuelles protectrices. L’analyse des dépenses engagées pour chaque fournisseur est cruciale pour orienter ces négociations et identifier les opportunités d’économies substantielles.
- Assurer la qualité du produit final : La qualité des intrants directs détermine directement la qualité du produit ou service vendu. Une matière première défectueuse peut entraîner des défauts de fabrication, des rappels de produits, des réclamations clients et, à terme, nuire gravement à la réputation de la marque. Le contrôle qualité à réception et le suivi des performances qualité des fournisseurs sont donc des processus indispensables.
- Maintenir la satisfaction client : Tous les enjeux précédents convergent vers cet objectif ultime. Une chaîne d’approvisionnement directe performante garantit la disponibilité des produits, leur qualité constante et des prix compétitifs, des facteurs clés de la satisfaction et de la fidélisation de la clientèle.
Enjeux des Achats Indirects
Les achats indirects présentent des défis différents, souvent liés à leur dispersion et à leur manque de visibilité :
- Éliminer les achats sauvages (Maverick Buying) et dépenses redondantes : Lorsque les achats sont décentralisés, il est courant que différents services achètent des biens ou services similaires auprès de plusieurs fournisseurs différents, souvent à des prix non négociés. Cela entraîne une perte de volume, des prix plus élevés et un manque de conformité. Les achats sauvages sont des transactions effectuées en dehors des canaux d’approvisionnement établis, sapant les efforts de négociation centralisés.
- Obtenir une visibilité complète sur les dépenses (Spend Visibility) : La multitude de petits achats, souvent dispersés et gérés par différents départements, rend difficile d’avoir une vue d’ensemble claire des dépenses indirectes. Sans cette visibilité, il est quasi impossible d’identifier les opportunités d’économies, de regrouper les achats ou de négocier efficacement.
- Contrôler un panel de fournisseurs souvent conséquent : Les achats indirects impliquent un grand nombre de fournisseurs, des petites entreprises locales de nettoyage aux géants de la technologie pour les licences logicielles. Gérer cette diversité, suivre les contrats, évaluer les performances et maintenir des relations efficaces peut devenir une tâche herculéenne sans les bons outils.
- Optimiser les coûts sans compromettre les opérations : L’objectif est de réduire les dépenses, mais pas au détriment de la qualité de service ou de la productivité des employés. Acheter le café le moins cher pourrait démotiver le personnel, ou choisir un fournisseur de services IT de qualité inférieure pourrait entraîner des pannes coûteuses. L’équilibre est délicat et exige une compréhension fine des besoins internes. Pour les entreprises à croissance rapide, ces coûts peuvent rapidement devenir incontrôlables sans une stratégie rigoureuse.
En somme, les enjeux des achats directs se concentrent sur la maîtrise de la chaîne de valeur principale, tandis que ceux des achats indirects résident dans la capacité à gérer la complexité et la fragmentation pour débloquer des économies substantielles et améliorer l’efficacité opérationnelle.
Optimisation et Contrôle des Achats Directs et Indirects
Indépendamment de leur nature, l’optimisation et le contrôle des achats sont des piliers fondamentaux pour la performance financière et opérationnelle de toute entreprise. Adopter une approche stratégique et outillée est la clé pour transformer les dépenses en valeur ajoutée.
Voici des conseils fondamentaux pour améliorer la gestion de vos processus d’achats :
- Utiliser les données pour comprendre les tendances : L’analyse approfondie des données d’achat est une mine d’or. En étudiant les historiques de dépenses, les volumes, les prix et les performances fournisseurs, les entreprises peuvent identifier les tendances, anticiper les besoins, repérer les opportunités d’économies et développer des stratégies d’achats par catégorie plus affinées. La data est le carburant de la prise de décision stratégique.
- Réviser régulièrement les contrats fournisseurs : Les contrats ne sont pas statiques. Une révision périodique permet de s’assurer qu’ils sont toujours alignés avec les besoins et les objectifs de l’entreprise. C’est l’occasion de renégocier les prix, d’améliorer les conditions (délais de livraison, qualité, service après-vente), d’identifier les clauses restrictives ou les augmentations de prix automatiques qui peuvent rogner les marges, et d’explorer les opportunités d’économies.
- Renforcer la collaboration Achats-Finance : Une synergie étroite entre les services Achats et Finance est indispensable. Les Achats gèrent les dépenses, mais la Finance suit le budget, les flux de trésorerie et la rentabilité. Une collaboration accrue améliore la planification financière, la prévision de la demande, la visibilité des dépenses et la prise de décision conjointe, contribuant à maximiser les économies et à renforcer les relations avec les fournisseurs.
- Mettre en place des indicateurs de suivi spécifiques : Définir et suivre des KPIs pertinents pour chaque catégorie d’achats, directs et indirects, permet de mesurer la performance, d’identifier les écarts et d’aligner le processus d’approvisionnement sur les objectifs stratégiques de l’entreprise. Ces indicateurs doivent être réguliers, mesurables et actionnables.
Le Rôle Clé de la Technologie (eProcurement)
Face à la complexité croissante des achats et à la nécessité d’une gestion plus agile et plus transparente, l’investissement dans la technologie, et plus spécifiquement dans un logiciel d’eProcurement, est devenu non seulement pertinent, mais essentiel. Un tel outil n’est plus un simple avantage, c’est un impératif stratégique pour aborder au mieux la question des achats responsables et performants.
Un logiciel de gestion des achats (eProcurement) révolutionne la manière dont les entreprises abordent l’approvisionnement, en offrant des bénéfices tangibles aux équipes d’achats directs et indirects :
- Automatisation des tâches manuelles et répétitives : Dites adieu aux processus papier, aux feuilles de calcul Excel complexes et aux validations interminables. Un système d’eProcurement remplace le travail fastidieux par une automatisation intelligente des flux de travail personnalisables, depuis la demande d’achat jusqu’à la facturation.
- Centralisation des données et visibilité globale : Toutes les informations relatives aux achats (demandes, commandes, contrats, factures, informations fournisseurs) sont regroupées sur une plateforme unique. Cette centralisation offre une visibilité inégalée sur toutes les dépenses, permettant d’identifier rapidement les opportunités d’économies, de suivre les budgets en temps réel et de prévenir les achats sauvages.
- Gestion des catalogues produits illimités : Les employés peuvent commander les produits et services dont ils ont besoin directement depuis des catalogues internes ou punch-out intégrés. Cela garantit le respect des contrats négociés, la conformité aux politiques d’achat et une expérience utilisateur fluide, tout en simplifiant la gestion d’un grand nombre de références.
- Gain de temps considérable sur les processus d’approbation : Les demandes d’achats sont acheminées automatiquement aux bonnes personnes, avec des seuils d’approbation personnalisables, des rappels intelligents et la possibilité d’approuver ou de rejeter de n’importe où, par e-mail ou via une application mobile. Cela permet un gain de temps allant jusqu’à 90% sur les cycles d’approbation.
- Obtention de rapports personnalisés pour la décision : Des tableaux de bord intuitifs et des rapports personnalisables fournissent des informations précieuses sur les performances d’achat. Ces analyses permettent d’identifier les opportunités de réduction des coûts, de mieux prévoir les dépenses futures, de répondre avec précision aux besoins d’inventaire et d’évaluer la performance des fournisseurs.
- Capacité d’intégration avec les ERP et systèmes comptables : Un bon logiciel d’eProcurement s’intègre facilement à vos systèmes existants (ERP, logiciels de comptabilité). Cela assure une synchronisation parfaite de toutes les données et documents (bons de commande, factures, informations fournisseurs), éliminant les doubles saisies, réduisant les erreurs et garantissant la cohérence des informations financières et opérationnelles.
- Gestion simplifiée des fournisseurs et des budgets : Toutes les informations relatives aux fournisseurs sont centralisées, facilitant la gestion des contrats, l’évaluation des performances et la communication. Les budgets sont suivis en temps réel, alertant les équipes en cas de dépassement et offrant un contrôle budgétaire précis.
Le schéma visuel suivant illustre le processus d’achat optimisé grâce à la technologie :
Processus d’Achat Optimisé avec une Solution eProcurement
1. Demande d’Achat
Création simplifiée via catalogue ou formulaire.
2. Approbation Automatisée
Workflow personnalisable, seuils, rappels.
3. Bon de Commande Généré
Envoi instantané au fournisseur.
4. Réception et Facturation
Rapprochement automatique (PO, réception, facture).
5. Analyse et Reporting
Tableaux de bord personnalisés pour la prise de décision.
En somme, un logiciel eProcurement tel que Weproc ne se contente pas d’améliorer un aspect isolé des achats ; il offre une transformation complète, permettant aux entreprises d’optimiser l’ensemble de leurs processus d’approvisionnement, qu’ils soient directs ou indirects, pour une efficacité accrue, une conformité renforcée et des économies substantielles.
Une Gestion Stratégique Indispensable
Au terme de cette exploration, il est clair que les achats directs et indirects, bien que distincts par leur fonction et leur objectif, sont les deux faces indissociables d’une même pièce stratégique pour toute entreprise. Les achats directs, axés sur l’approvisionnement des matières premières et des services essentiels à la production, impactent directement la qualité du produit final, la satisfaction client et les revenus. Ils nécessitent une gestion rigoureuse des stocks, des relations fournisseurs solides et des négociations pointues pour garantir la continuité et la compétitivité de l’activité.
D’autre part, les achats indirects, qui englobent tout ce qui facilite les opérations sans être intégré au produit, représentent une part significative des dépenses. Leur gestion, souvent plus complexe en raison de leur dispersion et de la multitude de fournisseurs, offre un potentiel immense d’optimisation des coûts et d’amélioration de l’efficacité opérationnelle. Ils sont le carburant silencieux qui permet à l’entreprise de fonctionner en arrière-plan, et leur contrôle est primordial pour la rentabilité.
L’affirmation selon laquelle les deux types d’achats sont d’une importance capitale n’est donc pas une simple figure de style ; c’est une réalité économique. Qu’il s’agisse de garantir que la pizzeria dispose de sa farine à temps et au meilleur prix, ou de s’assurer que les bureaux sont équipés des logiciels nécessaires sans dépenses superflues, chaque euro dépensé doit être justifié et optimisé.
Dans les deux cas, l’évaluation continue, la digitalisation des processus et l’adoption de technologies d’eProcurement comme Weproc ne sont plus de simples options, mais des leviers indispensables. Elles permettent de centraliser les informations, d’automatiser les tâches, d’améliorer la visibilité des dépenses et de renforcer la collaboration entre services. En fin de compte, une gestion stratégique et outillée des achats, qu’ils soient directs ou indirects, est la clé pour optimiser les dépenses, maîtriser les risques et obtenir un meilleur résultat net, assurant ainsi la pérennité et la croissance de votre entreprise dans un environnement concurrentiel toujours plus exigeant.





