Mettre en place une politique d’achats responsables : Guide complet RSE/ESG

Mettre en place une politique d’achats responsables

Dans un monde où les défis climatiques et sociaux s’intensifient, la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et les critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) sont devenus des piliers incontournables de la stratégie de toute organisation. Au cœur de cette transformation se trouve la politique d’achats responsables, un levier puissant pour les entreprises, qu’elles soient publiques ou privées, désireuses de conjuguer performance économique et impact positif sur la société et l’environnement.

Éloignée de la simple conformité réglementaire, l’adoption d’une démarche d’achats durables est une véritable opportunité. Elle permet non seulement de répondre aux attentes croissantes des consommateurs et des parties prenantes, mais aussi de générer des bénéfices tangibles : réduction des coûts, optimisation des risques, renforcement de l’image de marque et stimulation de l’innovation. Cet article se propose de guider les entreprises pas à pas dans l’élaboration et le déploiement d’une politique d’achats responsables, en explorant les enjeux, les avantages, les étapes clés et les outils à disposition pour une stratégie réussie.

⏱️ L’Essentiel en 2 minutes

  • La réduction des coûts grâce aux achats responsables est estimée entre 9% et 16% selon le Forum Économique Mondial, prouvant l’impact économique positif.
  • Le Plan National Achats Durables (PNAD 2022-2025) vise 100% des contrats de la commande publique intégrant un critère environnemental d’ici 2025, soulignant l’urgence de l’adaptation réglementaire.
  • La Loi PACTE (2019), à travers son article 1833 du Code civil, a officialisé l’intégration des enjeux sociaux et environnementaux dans l’objet social des entreprises, rendant la démarche RSE plus que volontaire.
  • Une politique d’achats responsables permet de renforcer l’image de marque, de réduire les risques fournisseurs, d’améliorer la performance opérationnelle et d’assurer une viabilité à long terme.
  • Des outils comme la norme ISO 26000, l’Analyse du Cycle de Vie (ACV) et les logiciels de gestion des achats (tels que Weproc) sont essentiels pour structurer et piloter efficacement cette transformation.

Comprendre les achats responsables : Définition et enjeux

Les achats sont le moteur de toute entreprise, influençant directement sa capacité à produire, innover et se développer. En intégrant les dimensions de responsabilité sociale et environnementale, ils se transforment en un levier stratégique majeur.

Définition des achats responsables : au-delà du prix et de la qualité

Un achat responsable, également appelé achat durable, est une démarche qui va bien au-delà des critères traditionnels de prix, qualité et délai. Il intègre de manière proactive les exigences éthiques, sociales et environnementales tout au long du cycle de vie des produits et services acquis. Cela signifie prendre en compte l’impact de l’achat sur :

  • L’environnement : Réduction de l’empreinte carbone, utilisation de ressources renouvelables, limitation des déchets, promotion de l’économie circulaire (recyclage, réemploi), choix de circuits courts, limitation de l’énergie consommée.
  • Le social : Respect des droits humains et des droits des travailleurs (conditions de travail équitables, absence de travail forcé ou infantile), promotion de la diversité et de l’inclusion, santé et sécurité au travail, développement local.
  • L’éthique et la gouvernance : Lutte contre la corruption, transparence, loyauté des pratiques commerciales, intégrité, respect des consommateurs.

L’objectif est d’opter pour des produits et services qui, à travers leur conception, leur production, leur transport, leur utilisation et leur fin de vie, génèrent le moins d’impacts négatifs possible sur la planète et la société. C’est une approche holistique qui vise à créer de la valeur partagée pour l’entreprise et ses parties prenantes.

Le lien direct avec la démarche RSE/ESG de l’entreprise

Les achats responsables sont intrinsèquement liés à la démarche RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) ou ESG (Environnemental, Social et de Gouvernance) de l’entreprise. La RSE est la contribution volontaire des entreprises aux enjeux du développement durable. Elle implique d’intégrer les préoccupations environnementales et sociales dans leurs activités et dans leurs interactions avec les parties prenantes.

La fonction achats, en tant que point d’entrée des biens et services dans l’organisation, est un puissant levier pour concrétiser ces engagements. En effet, elle permet de traduire la politique RSE de l’entreprise en actions concrètes et mesurables. Une stratégie d’achats responsables aide à :

  • Définir les enjeux : Identifier les enjeux sociaux, économiques et environnementaux prioritaires pour l’entreprise et les intégrer dans les critères de sélection des fournisseurs.
  • Aligner les pratiques : S’assurer que la chaîne d’approvisionnement reflète les valeurs et les engagements RSE de l’entreprise, de la conception du produit à sa distribution.
  • Mesurer l’impact : Évaluer l’empreinte carbone et l’impact global des achats, et mettre en place des indicateurs pour suivre les progrès.

Adopter une politique d’achats responsables, c’est donc faire de sa fonction achats un acteur stratégique de sa politique RSE, renforçant ainsi la cohérence et la crédibilité de l’entreprise.

Une évolution réglementaire en marche : commande publique et secteur privé

L’intérêt pour les achats durables n’est pas uniquement dicté par des considérations éthiques ou d’image ; il est de plus en plus encadré par un cadre réglementaire évolutif. Historiquement, la commande publique a été pionnière, mais le secteur privé est désormais pleinement concerné.

  • La commande publique : En France, le Plan National pour des Achats Durables (PNAD 2022-2025), piloté par le Commissariat général au développement durable, fixe des objectifs ambitieux. Il vise que 100% des contrats de la commande publique intègrent une considération environnementale et que 30% d’entre eux incluent une considération sociale d’ici 2025. Cette mesure oblige les acheteurs publics à repenser leurs critères de sélection. En juin 2022, le Conseil de l’Union Européenne a également affirmé sa volonté d’une commande publique européenne plus durable, signalant une tendance de fond.
  • Le secteur privé : La Loi PACTE du 22 mai 2019 a marqué un tournant majeur. Son article 1833 du Code civil impose désormais aux entreprises de prendre en considération les enjeux sociaux et environnementaux dans leur objet social. Bien que la mise en œuvre soit encore en évolution pour certaines entreprises privées, cette loi pose les bases d’une obligation croissante d’intégrer la RSE, et par extension les achats responsables, au cœur de leur stratégie. De nombreuses entreprises multinationales sont déjà soumises à des obligations de reporting extra-financier (déclaration de performance extra-financière), qui incluent souvent la performance de la chaîne d’approvisionnement.

Anticiper cette législation est crucial. Les entreprises qui intègrent dès aujourd’hui une politique d’achats responsables se positionnent non seulement en conformité avec les attentes actuelles, mais se préparent également aux réglementations futures, transformant une contrainte potentielle en un avantage concurrentiel.

Les multiples avantages d’une politique d’achats durables

Loin d’être une simple contrainte, la mise en place d’une politique d’achats durables est une source de bénéfices considérables pour l’entreprise. Ces avantages s’étendent sur plusieurs dimensions, de l’économie pure à la pérennité de l’activité.

Bénéfices économiques : réduction des coûts, optimisation des performances et meilleur rendement

Contrairement aux idées reçues, les achats responsables peuvent générer des économies substantielles. Le Forum Économique Mondial estime même une réduction des coûts entre 9% et 16% pour les entreprises adoptant cette démarche. Comment est-ce possible ?

  • Réduction des consommations : En privilégiant des équipements moins énergivores, des produits avec moins d’emballage ou des services optimisés, l’entreprise diminue ses factures d’énergie, d’eau et de gestion des déchets.
  • Optimisation de la chaîne logistique : Le recours aux circuits courts ou à des fournisseurs locaux réduit les coûts de transport et l’empreinte carbone associée, tout en améliorant la réactivité et la flexibilité.
  • Durabilité des produits : Choisir des produits plus robustes, réparables ou issus de l’économie circulaire (recyclage, réemploi) prolonge leur durée de vie, réduisant ainsi la fréquence des achats et les coûts de remplacement.
  • Innovation et rendement : Une collaboration étroite avec des fournisseurs engagés peut stimuler l’innovation, menant à des solutions plus efficaces et rentables. L’argent généré par l’achat de nouveaux produits plus écologiques peut également favoriser une hausse des revenus à travers des programmes de recyclage ou de valorisation.

Ces économies, combinées à une meilleure gestion des ressources, contribuent à optimiser la performance opérationnelle et le rendement global de l’entreprise.

Amélioration de l’image de marque et de la réputation

Dans une ère de transparence et de conscience collective, l’image d’une entreprise est un capital inestimable. Une politique d’achats responsables est un formidable vecteur d’amélioration de cette image. En promouvant des valeurs liées au développement durable et à la protection de l’environnement, l’entreprise renforce sa réputation et se positionne comme un acteur engagé.

  • Attractivité pour les clients : Les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux pratiques éthiques et environnementales des marques. Une démarche responsable attire et fidélise une clientèle soucieuse de l’impact de ses propres achats.
  • Marque employeur : Les talents, en particulier les jeunes générations, recherchent des employeurs dont les valeurs sont alignées avec les leurs. Une politique RSE forte, intégrant les achats responsables, améliore l’attractivité de l’entreprise pour les futurs collaborateurs.
  • Relations avec les parties prenantes : Une réputation solide facilite les relations avec les investisseurs, les partenaires commerciaux, les institutions publiques et la société civile, renforçant la confiance et la légitimité de l’entreprise.

L’entreprise devient ainsi un exemple, une source d’inspiration, ce qui génère une perception positive et durable.

Réduction des risques fournisseurs et opérationnels

La chaîne d’approvisionnement est souvent une source de risques majeurs : défaillances de fournisseurs, ruptures de stock, problèmes éthiques ou environnementaux non conformes aux attentes. Une politique d’achats responsables permet de maîtriser ces risques de manière proactive.

  • Sécurisation de la chaîne d’approvisionnement : En sélectionnant des fournisseurs dont les pratiques RSE sont solides, l’entreprise réduit le risque de litiges, de problèmes de qualité ou de non-conformité réglementaire. Une évaluation approfondie de la santé financière et des pratiques éthiques des fournisseurs est essentielle.
  • Réduction des risques réputationnels : Collaborer avec des fournisseurs non conformes aux standards éthiques (travail forcé, pollution) peut entraîner des scandales médiatiques et nuire gravement à l’image de l’entreprise. Les achats responsables minimisent ces expositions.
  • Anticipation des défaillances : En entretenant un dialogue transparent et un suivi régulier avec les fournisseurs, l’entreprise peut anticiper les problèmes potentiels et mettre en place des plans d’action correctifs avant qu’ils ne deviennent critiques.
  • Maîtrise des risques réglementaires : En s’alignant sur les législations et normes en vigueur (PNAD, Loi PACTE, ISO 26000), l’entreprise se protège des sanctions et amendes liées à la non-conformité.

Cette approche minutieuse dans le choix et le suivi des fournisseurs assure une meilleure gestion des risques pour l’ensemble du processus achats.

Avantage concurrentiel et viabilité à long terme

Dans un marché de plus en plus saturé et concurrentiel, la différenciation est clé. Une politique d’achats responsables peut devenir un avantage concurrentiel majeur.

  • Différenciation : Les entreprises pionnières dans ce domaine se distinguent de leurs concurrents, attirant les clients et partenaires qui valorisent la durabilité.
  • Innovation : La recherche de solutions plus responsables pousse à l’innovation, qu’il s’agisse de nouveaux matériaux, de processus de fabrication améliorés ou de modèles économiques circulaires. Cette capacité à innover est un moteur de croissance.
  • Accès aux marchés : De plus en plus d’appels d’offres publics ou privés intègrent des critères RSE. Les entreprises dotées d’une politique d’achats responsables sont mieux placées pour remporter ces marchés.
  • Pérennité : En intégrant les enjeux de durabilité, l’entreprise assure sa viabilité sur le long terme. Elle est mieux préparée aux évolutions réglementaires, aux changements climatiques et aux attentes sociétales, garantissant sa résilience et sa croissance future.

En somme, adopter une politique d’achats responsables, c’est investir dans l’avenir de son entreprise, en construisant une performance durable et une place de leader sur son marché.

Les étapes clés pour une stratégie d’achats responsables réussie

Mettre en œuvre une politique d’achats responsables est une démarche structurée qui nécessite une approche méthodique. Voici les étapes essentielles pour une stratégie efficace et durable.

1. Audit des achats actuels : évaluer l’empreinte carbone et les pratiques existantes

Avant d’engager toute transformation, il est impératif de comprendre l’état des lieux. La première étape consiste à réaliser un audit approfondi de la fonction achats et de ses impacts actuels. Cette analyse permet d’identifier les points forts, les faiblesses, et surtout, les opportunités d’amélioration.

  • Collecte d’informations : Il s’agit de recenser l’ensemble des produits et services achetés, les volumes, les fournisseurs, les coûts associés (y compris les coûts cachés comme le transport ou l’énergie).
  • Évaluation de l’empreinte carbone : Mesurer l’impact environnemental des achats est crucial. Cela implique d’analyser les émissions de gaz à effet de serre liées à la fabrication, au transport et à la fin de vie des produits. Des questions clés se posent : Quel est notre impact actuel en termes d’empreinte carbone ? Certains achats peuvent-ils être remplacés par des alternatives plus écologiques ?
  • Analyse des pratiques : Examiner les processus d’achat existants. Y a-t-il une mauvaise gestion des achats ? Les produits achetés sont-ils conformes aux normes ? Le suivi et la livraison sont-ils optimaux ? Quel est l’axe d’optimisation à prendre ?
  • Identification des risques : Repérer les fournisseurs ou les catégories d’achats présentant des risques éthiques, sociaux ou environnementaux élevés.

Un consultant achats peut accompagner cette phase d’audit pour apporter une expertise externe et objective, définissant ainsi la feuille de route pour une transition vers des achats plus responsables et conformes aux réglementations comme le Plan National des Achats Durables.

2. Définir des objectifs clairs et des actions mesurables

Une fois l’état des lieux réalisé, il est temps de fixer le cap. La définition d’objectifs précis, quantifiables et réalistes est fondamentale pour guider la stratégie d’achats responsables. Ces objectifs doivent être alignés avec la stratégie globale de l’entreprise et ses engagements RSE.

  • Fixer des priorités : En fonction de l’audit, identifier les catégories d’achats où l’impact et le potentiel d’amélioration sont les plus importants.
  • Objectifs SMART : Les objectifs doivent être Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalistes et Temporellement définis. Par exemple : “Réduire de 20% les émissions de CO2 liées aux transports de nos approvisionnements d’ici 3 ans” ou “Intégrer 50% de fournisseurs locaux d’ici 2 ans”.
  • Actions concrètes : Pour chaque objectif, lister les actions spécifiques à mettre en œuvre. Cela peut inclure la refonte des cahiers des charges, la recherche de nouveaux fournisseurs, la mise en place de formations, etc.
  • Indicateurs de performance (KPIs) : Définir les métriques qui permettront de suivre les progrès et d’évaluer l’efficacité des actions. Ces indicateurs peuvent concerner les réductions de coûts, les émissions évitées, le pourcentage d’achats labellisés, le nombre de fournisseurs RSE, etc.

Cette étape est cruciale pour transformer les bonnes intentions en résultats concrets et évitera que la politique d’achats responsables ne reste lettre morte.

3. Engager la direction et sensibiliser/former les collaborateurs

Une politique d’achats responsables ne peut réussir sans un engagement fort et visible de la direction, ainsi qu’une mobilisation de l’ensemble des équipes. C’est un projet d’entreprise qui doit être porté collectivement.

  • Implication de la direction : La stratégie doit être définie au plus haut niveau de l’entreprise. L’engagement de la direction est un signal fort envoyé en interne comme en externe, montrant que cette démarche est une priorité stratégique.
  • Sensibilisation de tous : Tous les collaborateurs, de près ou de loin impliqués dans le processus achats, doivent être sensibilisés aux enjeux du développement durable et à la nouvelle politique. Cela inclut les équipes achats, bien sûr, mais aussi les services finance, production, marketing, etc.
  • Formations spécifiques : Les acheteurs et autres acteurs clés doivent bénéficier de formations RSE pour comprendre les enjeux des achats durables, apprendre à intégrer les critères RSE dans leurs décisions, évaluer les fournisseurs sur ces dimensions et s’adapter aux nouvelles pratiques.
  • Mise à jour des outils et procédures : Les conditions générales d’achat doivent être révisées. Les outils (logiciels de gestion des achats, tableaux de bord) doivent être adaptés pour refléter les nouveaux critères et faciliter le suivi.

Mobiliser les équipes garantit que la politique d’achats responsables est comprise, adoptée et appliquée au quotidien, assurant ainsi sa pérennité et son efficacité.

4. Intégrer la politique achats dans le cycle de vie des produits et services

Une véritable politique d’achats responsables ne se limite pas à la sélection du fournisseur ou à la transaction. Elle doit s’intégrer à l’ensemble du cycle de vie du produit ou service, de sa conception à sa fin de vie.

  • Amont (conception et matières premières) : Collaborer avec les équipes de R&D pour concevoir des produits éco-conçus, utilisant des matériaux durables, recyclés ou à faible impact environnemental. Le choix des matières premières est une étape cruciale pour réduire l’empreinte environnementale globale.
  • Production : S’assurer que les processus de fabrication des fournisseurs respectent des normes environnementales et sociales strictes (consommation d’énergie et d’eau, gestion des déchets, conditions de travail).
  • Transport et logistique : Privilégier les modes de transport à faible émission, optimiser les itinéraires, réduire les emballages.
  • Utilisation : Sélectionner des produits qui sont durables, réparables, et peu consommateurs d’énergie ou de ressources pendant leur phase d’utilisation.
  • Fin de vie : Prévoir le recyclage, le réemploi ou la valorisation des produits en fin de vie, en s’assurant que les fournisseurs proposent des solutions adaptées.

Cette approche “du berceau à la tombe” permet de maximiser l’impact positif de la politique d’achats responsables et de véritablement ancrer l’entreprise dans une démarche de développement durable. Elle nécessite une collaboration étroite avec les fournisseurs et toutes les parties prenantes de la chaîne d’approvisionnement.

Pour mieux visualiser ces étapes, voici un schéma du processus :

1. Audit des Achats Actuels
Évaluation de l’empreinte carbone et des pratiques existantes.
2. Définition des Objectifs et Actions Mesurables
Fixer le cap avec des objectifs SMART et des indicateurs de performance (KPIs).
3. Engagement de la Direction et Mobilisation des Équipes
Sensibilisation et formation des collaborateurs.
4. Intégration dans le Cycle de Vie des Produits
De la conception à la fin de vie : une approche globale.

Choisir des fournisseurs alignés avec vos valeurs RSE

Le choix des fournisseurs est sans doute l’étape la plus critique dans la mise en œuvre d’une politique d’achats responsables. Collaborer avec des partenaires qui partagent les mêmes valeurs RSE est essentiel pour la cohérence et l’efficacité de la démarche.

Évaluer la démarche RSE des fournisseurs potentiels

Il ne suffit pas qu’un fournisseur affirme être “durable”. Une évaluation rigoureuse de sa démarche RSE est indispensable. Cela implique de poser les bonnes questions et de vérifier les engagements.

  • Questionnaires et audits : Mettre en place des questionnaires d’auto-évaluation RSE pour les fournisseurs, couvrant leurs pratiques environnementales (gestion de l’énergie, de l’eau, des déchets), sociales (conditions de travail, diversité, santé-sécurité) et de gouvernance (éthique, lutte contre la corruption). Des audits sur site peuvent être envisagés pour les fournisseurs stratégiques ou à risque.
  • Politique RSE : Demander aux fournisseurs de présenter leur propre politique RSE, leurs objectifs et leurs indicateurs de performance. Une entreprise qui s’engage dans les achats responsables doit s’intéresser aux valeurs de ses partenaires et s’assurer que leurs produits respectent les exigences de qualité et d’éthique.
  • Engagement de la chaîne : S’assurer que le fournisseur lui-même pousse ses propres sous-traitants à adopter des pratiques responsables, créant ainsi un effet boule de neige.

Cette évaluation permet d’avoir une vision claire des engagements et des performances RSE de chaque fournisseur, au-delà des déclarations de principe.

Vérifier les critères : éthique, social, environnemental, financier

La sélection des fournisseurs doit reposer sur un ensemble de critères équilibrés, intégrant les dimensions RSE et les aspects plus traditionnels. Chaque critère doit être mesurable et vérifiable.

  • Critères éthiques et sociaux : Respect des droits de l’homme et du travail (normes de l’OIT), conditions de travail décentes, salaires équitables, absence de travail des enfants, santé et sécurité des employés.
  • Critères environnementaux : Gestion des ressources (eau, énergie), réduction des déchets et de la pollution, utilisation de matériaux durables ou recyclés, impact carbone du transport et de la production, emballages réduits et recyclables.
  • Critères financiers : Bien que les critères RSE soient primordiaux, la santé financière du fournisseur reste une donnée cruciale pour assurer la pérennité de la relation et la stabilité de la chaîne d’approvisionnement. Examiner la solidité financière de l’organisation est un préalable à tout engagement.
  • Qualité et performance : Les critères de qualité des produits ou services, ainsi que la capacité du fournisseur à répondre aux exigences de performance (délais, volume), demeurent fondamentaux. Les achats durables ne doivent pas se faire au détriment de la qualité.

Une grille d’évaluation multicritères permet d’objectiver le processus de sélection et de comparer les fournisseurs sur un pied d’égalité, en prenant en compte l’ensemble des dimensions pertinentes.

Utiliser la réputation et les labels comme aides à la décision

Pour faciliter l’évaluation et la sélection, la réputation du fournisseur et l’existence de labels ou certifications peuvent être des indicateurs précieux.

  • Réputation : Effectuer des recherches sur internet, consulter les avis clients, échanger avec d’autres entreprises ayant déjà travaillé avec le fournisseur. Une réputation solide en matière de responsabilité sociale et environnementale est un gage de confiance.
  • Labels et certifications : De nombreux labels (ex : Fairtrade, Ecolabel européen, Blauer Engel, etc.) et certifications (ex : ISO 14001 pour le management environnemental, SA 8000 pour la responsabilité sociale) attestent du respect de certains standards. Ils simplifient l’évaluation car ils impliquent souvent des audits tiers et une vérification régulière. Cependant, il est essentiel de comprendre ce que chaque label garantit précisément.
  • Adhésion à des chartes ou initiatives : Certains fournisseurs adhèrent à des chartes sectorielles ou des initiatives internationales (ex : Pacte Mondial de l’ONU). Cela témoigne de leur engagement et de leur volonté de progresser.

Ces éléments sont des compléments utiles à l’évaluation interne, offrant des repères extérieurs de fiabilité et de conformité.

Vigilance face au “Greenwashing”

Le “Greenwashing” est une pratique marketing consistant à présenter une image écologiquement responsable (ou socialement responsable) qui ne reflète pas la réalité des actions de l’entreprise. Il est crucial de faire preuve de vigilance pour éviter de s’associer à des partenaires qui pourraient nuire à la crédibilité de votre propre démarche.

  • Examen des preuves : Ne pas se contenter des déclarations. Demander des données concrètes, des rapports d’audit, des certifications vérifiables, des indicateurs de performance.
  • Coût et cohérence : Méfiez-vous des offres “trop belles pour être vraies” ou des produits durables dont le prix est étonnamment bas. Vérifiez la cohérence entre les valeurs affichées et les pratiques réelles (par exemple, un fournisseur affirmant être écologique mais dont les usines sont connues pour leur pollution).
  • Transparence : Un fournisseur véritablement engagé sera transparent sur ses défis, ses progrès et ses limites. Une opacité trop importante peut être un signal d’alerte.

Une vigilance constante et une vérification approfondie sont les meilleurs remparts contre le greenwashing, garantissant que les partenaires choisis sont de véritables alliés dans la démarche d’achats responsables.

L’importance cruciale de la relation fournisseur

Au-delà de la sélection initiale, la pérennité et l’efficacité d’une politique d’achats responsables reposent sur la qualité de la relation avec les fournisseurs. Une collaboration constructive et transparente est un facteur clé de succès.

Établir un dialogue transparent et une relation de confiance

La confiance et la transparence sont les piliers d’une relation fournisseur durable. Il est essentiel de ne pas considérer les fournisseurs comme de simples prestataires, mais comme des partenaires à part entière de la démarche RSE.

  • Communication ouverte : Instaurer un dialogue régulier et honnête sur les attentes, les défis, les objectifs mutuels en matière de RSE. Partager les valeurs de l’entreprise et expliquer clairement pourquoi les achats responsables sont importants.
  • Feedback constructif : Offrir des retours d’information réguliers sur leurs performances, en soulignant les points forts et les axes d’amélioration. Accompagner les fournisseurs dans leur propre démarche RSE si nécessaire.
  • Engagement mutuel : Établir des contrats qui intègrent des clauses RSE claires et des objectifs partagés. Cela crée un cadre formel pour la collaboration.

Cette approche favorise un environnement où les deux parties peuvent travailler ensemble à l’atteinte d’objectifs communs, renforçant la fiabilité et la qualité de l’approvisionnement.

Mettre en place un suivi continu des performances des fournisseurs

La relation fournisseur ne s’arrête pas à la signature d’un contrat. Un suivi régulier des performances est indispensable pour s’assurer que les engagements RSE sont respectés et que la collaboration reste alignée avec les objectifs de l’entreprise.

  • Indicateurs clés de performance (KPIs) : Définir des KPIs spécifiques aux aspects RSE (ex : réduction des déchets, consommation d’énergie, taux d’incidents sociaux). Ces indicateurs doivent être suivis et analysés régulièrement.
  • Évaluations périodiques : Réaliser des évaluations formelles des fournisseurs (annuelles ou bi-annuelles) basées sur les KPIs et les objectifs définis. Cela permet de faire un constat en temps réel de la situation et d’influer sur les décisions futures.
  • Audits et contrôles : Pour les fournisseurs stratégiques ou à risque, des audits externes peuvent être mandatés pour vérifier la conformité aux normes et engagements.
  • Plateformes de collaboration : L’utilisation de plateformes dédiées (comme les portails fournisseurs des logiciels de gestion des achats) facilite le partage d’informations, le suivi et la gestion des documents.

Ce suivi permet d’identifier rapidement les écarts, de prévenir les défaillances et de prendre des mesures correctives avant que les problèmes ne s’aggravent.

Partager des valeurs communes pour réduire les risques

L’alignement des valeurs entre l’entreprise et ses fournisseurs est un puissant réducteur de risques et un catalyseur d’opportunités. Lorsque les deux parties défendent les mêmes principes, la collaboration est plus fluide et plus résiliente.

  • Prévention des conflits : Des valeurs communes réduisent les risques de malentendus, de litiges ou de comportements contraires à l’éthique, qui pourraient entraîner des ruptures de stock ou des problèmes de réputation.
  • Résilience de la chaîne d’approvisionnement : En cas de crise (environnementale, sociale, économique), des partenaires alignés sur les mêmes valeurs seront plus enclins à collaborer pour trouver des solutions, assurant ainsi la continuité des approvisionnements.
  • Innovation collaborative : Le partage de valeurs favorise un environnement propice à l’innovation. Les fournisseurs sont plus enclins à proposer des solutions durables, à co-développer de nouveaux produits ou processus, et à contribuer activement à l’amélioration continue.

En somme, des relations fournisseurs solides, basées sur des valeurs partagées, transforment la fonction achats en un véritable moteur de création de valeur et de réduction des risques pour l’entreprise.

Gains de pérennité et d’innovation collaborative

Une relation fournisseur saine et durable génère des bénéfices qui vont bien au-delà de la simple transaction commerciale. Elle ouvre la voie à la pérennité et à l’innovation.

  • Pérennité : En construisant des partenariats à long terme avec des fournisseurs fiables et engagés, l’entreprise sécurise ses approvisionnements, réduit sa dépendance à des sources uniques et renforce sa résilience face aux fluctuations du marché.
  • Innovation collaborative : Les fournisseurs, experts dans leur domaine, peuvent être une source précieuse d’innovation. En les impliquant dès la phase de conception ou de développement, l’entreprise peut bénéficier de leur expertise pour créer des produits ou services plus durables, plus performants et plus compétitifs. Cette co-création est un avantage concurrentiel majeur.
  • Optimisation des processus : Une collaboration étroite permet d’identifier les inefficacités et d’optimiser les processus conjoints, conduisant à des gains de temps, de qualité et de coûts pour les deux parties.
  • Avantages mutuels : Les fournisseurs qui partagent les mêmes valeurs peuvent également bénéficier de cette relation, en améliorant leurs propres pratiques, en gagnant en visibilité et en accédant à de nouveaux marchés. C’est une situation “gagnant-gagnant”.

L’établissement de ces relations stratégiques est donc un investissement qui rapporte en termes de performance économique, environnementale et sociale.

Outils et normes pour faciliter la mise en œuvre

La transition vers des achats responsables, bien que complexe, est grandement facilitée par l’existence de normes établies et d’outils technologiques performants. Ces ressources fournissent un cadre, des méthodes et des moyens concrets pour structurer et piloter la démarche.

Présenter la norme ISO 26000 et ses sept principes RSE

La norme ISO 26000 est une référence internationale en matière de Responsabilité Sociétale des Organisations (RSO), dont les entreprises sont un acteur majeur. Publiée en 2010, elle ne vise pas la certification mais offre des lignes directrices pour aider les organisations à comprendre et à mettre en œuvre une démarche RSE. Elle est particulièrement pertinente pour l’application d’une politique d’achats responsables, car elle fournit un cadre global pour intégrer le développement durable.

L’ISO 26000 s’articule autour de sept principes centraux de la démarche RSE :

  1. La gouvernance de l’organisation : La manière dont l’entreprise est dirigée et contrôlée, avec un accent sur la transparence, l’éthique et la responsabilité.
  2. Les droits de l’homme : Le respect et la promotion des droits fondamentaux, incluant le non-travail des enfants, l’interdiction de la discrimination, la liberté d’association. Pour les achats, cela implique de vérifier les pratiques des fournisseurs.
  3. Les relations et conditions de travail : La mise en place de conditions de travail justes, sécuritaires et saines, le dialogue social et le développement des compétences. Cela s’étend aux employés des fournisseurs.
  4. L’environnement : La protection de l’environnement, la prévention de la pollution, l’utilisation durable des ressources, l’atténuation du changement climatique. Un pilier fondamental pour les achats durables.
  5. La loyauté des pratiques : La lutte contre la corruption, la concurrence loyale, le respect des droits de propriété.
  6. Les questions relatives aux consommateurs : La protection de la santé et de la sécurité des consommateurs, l’information juste et transparente sur les produits et services.
  7. Les communautés et le développement local : L’engagement dans le développement économique et social des communautés locales, le soutien à l’éducation, à la culture.

En s’appuyant sur l’ISO 26000, les entreprises peuvent construire une politique d’achats responsables solide, alignée sur des standards reconnus et couvrant l’ensemble des dimensions de la durabilité. Une autre norme, la NF X50-135-1, sert quant à elle, à faciliter la mise en œuvre opérationnelle d’une politique RSE, en complément.

Expliquer l’Analyse du Cycle de Vie (ACV) : méthode d’estimation d’impact

L’Analyse du Cycle de Vie (ACV) est une méthode scientifique et normalisée (ISO 14040 et 14044) qui permet d’évaluer de manière quantitative les impacts environnementaux potentiels d’un produit, d’un service ou d’une activité sur l’ensemble de son cycle de vie, “du berceau à la tombe”. C’est un outil essentiel pour une politique d’achats responsables, car elle offre une vision objective des conséquences des choix d’approvisionnement.

L’ACV prend en compte tous les flux entrants (matières premières, énergie, eau) et sortants (émissions dans l’air, l’eau, les sols, déchets) à chaque étape du cycle de vie :

  • Extraction des matières premières : Impacts liés à l’extraction et au traitement des ressources naturelles.
  • Fabrication : Impacts des processus de production, y compris la consommation d’énergie et la génération de déchets.
  • Transport : Impacts liés à l’acheminement des matières premières, des produits intermédiaires et des produits finis.
  • Distribution : Impacts liés à la commercialisation et à la mise à disposition des produits.
  • Utilisation : Impacts générés par le produit pendant sa phase d’utilisation (ex: consommation d’énergie d’un appareil électrique).
  • Fin de vie : Impacts liés à la collecte, au traitement (recyclage, incinération, enfouissement) et à l’élimination du produit.

L’ACV permet de comparer l’impact environnemental de deux produits ayant la même fonction mais des compositions ou processus de fabrication différents (par exemple, un produit en plastique vs. un produit en biomatériau). Elle aide à identifier les “points chauds” du cycle de vie, c’est-à-dire les étapes où l’impact est le plus significatif, permettant ainsi de concentrer les efforts d’amélioration. Bien que l’ACV puisse être complexe à réaliser et présente quelques limites (coût, données nécessaires), elle est une aide précieuse à la décision pour réduire les risques environnementaux et orienter les choix d’achats vers des solutions véritablement plus durables.

Recommander l’utilisation de logiciels de gestion des achats (SaaS)

L’intégration de la RSE dans les achats augmente la complexité des processus. Pour gérer efficacement cette complexité, les entreprises se tournent vers des solutions technologiques. Les logiciels de gestion des achats en mode SaaS (Software as a Service) sont devenus des alliés incontournables pour structurer, optimiser et rendre plus performants les processus achats, y compris ceux orientés vers la durabilité.

Des outils comme Weproc sont spécifiquement conçus pour encadrer une stratégie d’achats responsables et faciliter les relations avec les fournisseurs. Ils permettent une visibilité complète et un contrôle accru sur l’ensemble du cycle d’achat, de la demande à la facture.

L’adoption d’un tel logiciel représente plusieurs avantages pour la mise en œuvre d’une politique d’achats durables :

  • Centralisation de l’information : Toutes les données relatives aux achats, aux contrats, aux fournisseurs et aux factures sont regroupées en un seul endroit, facilitant l’accès et l’analyse.
  • Optimisation des processus : L’automatisation des tâches récurrentes libère du temps pour les acheteurs, qui peuvent se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, comme l’évaluation RSE des fournisseurs ou la recherche de solutions innovantes.
  • Meilleure collaboration : Ces plateformes facilitent la communication interne (entre les services) et externe (avec les fournisseurs), assurant une meilleure coordination.
  • Réduction des risques : Une meilleure visibilité et un suivi rigoureux des contrats et des performances fournisseurs permettent de prévenir les défaillances et d’assurer la conformité.

En intégrant un logiciel de gestion des achats, l’entreprise se dote des moyens nécessaires pour piloter sa stratégie d’achats responsables avec efficacité et agilité.

Décrire les fonctionnalités clés des outils : portail, analyse, contrats

Les logiciels de gestion des achats modernes offrent un éventail de fonctionnalités essentielles pour soutenir une politique d’achats responsables. Voici les plus pertinentes :

Fonctionnalité Clé Bénéfice pour les Achats Responsables
Portail Fournisseur Intégré
  • Processus simplifié et accéléré pour les demandes et les échanges.
  • Les fournisseurs peuvent partager facilement leurs documents RSE, certifications, politiques environnementales.
  • Améliore la transparence et la collaboration, réduisant les frictions et les risques.
Fiches Fournisseurs Personnalisées
  • Accès complet aux informations des partenaires : données juridiques, pièces justificatives, coordonnées, historique des achats et, surtout, évaluations RSE.
  • Permet de cibler les bons fournisseurs, qui correspondent aux principes de l’entreprise, sans perte de temps.
  • Les fiches produits peuvent être enrichies avec des critères environnementaux et socio-économiques.
Gestion des Contrats
  • Vue d’ensemble du cycle de vie des contrats fournisseurs, incluant les clauses RSE et les engagements de durabilité.
  • Ne manquez plus aucune information importante ou date d’échéance de renouvellement.
  • Facilite l’application des normes comme l’ISO 26000 dans les termes contractuels.
Analyse des Données et Rapports Statistiques
  • Explorez les rapports statistiques de vos fournisseurs avec une variété d’indicateurs de performance (coûts, délais, mais aussi impact carbone, performance RSE).
  • Prenez le contrôle sur votre circuit d’approvisionnement, identifiez les points faibles et limitez les risques liés à la durabilité.
  • Permet de mesurer l’impact et l’efficacité de la stratégie RSE.
Mise en Concurrence et Appel d’Offres
  • Possibilité d’intégrer des critères RSE pondérés dans les appels d’offres pour favoriser les fournisseurs engagés.
  • Facilite le choix du fournisseur en toute connaissance de cause, en prenant en compte tous les aspects de la performance durable.

Ces fonctionnalités, alliées à une prise en main simple pour les collaborateurs, permettent de faire évoluer les pratiques d’achat et d’atteindre les objectifs fixés. La mise à jour des tableaux de bord sur un logiciel de gestion des achats est essentielle pour une application réussie au quotidien.

Maximisez la gestion de vos partenaires commerciaux grâce à une solution moderne et innovante comme Weproc. Mettez en place une politique d’achats responsables dans votre entreprise et transformez vos achats en un levier stratégique pour la performance et la durabilité.

La mise en place d’une politique d’achats responsables est une démarche stratégique qui s’inscrit pleinement dans les enjeux actuels de développement durable et de performance d’entreprise. Loin d’être une simple obligation, elle constitue un puissant levier pour la réduction des coûts, l’amélioration de l’image de marque, la maîtrise des risques et la stimulation de l’innovation.

En suivant les étapes clés – audit, définition d’objectifs, mobilisation des équipes, sélection rigoureuse des fournisseurs et intégration de la démarche dans le cycle de vie des produits – les entreprises, tant publiques que privées, peuvent construire une stratégie d’achats véritablement durable. Les normes comme l’ISO 26000 et les outils digitaux comme les logiciels de gestion des achats (tels que Weproc) offrent le cadre et les moyens nécessaires pour transformer cette ambition en réalité.

S’engager dans les achats responsables, c’est choisir une voie qui assure la conformité réglementaire, renforce la compétitivité et garantit la viabilité de l’entreprise sur le long terme. C’est un investissement dans un avenir plus respectueux de l’environnement et plus juste socialement, où chaque achat devient une opportunité de créer de la valeur partagée. Ne doutez plus de la création d’une politique d’achats responsables ; elle est non seulement possible, mais essentielle pour la prospérité future de votre organisation.

5/5 - (7 votes)
Article Précédent

Guide du bon de commande

Article Suivant

Achats Responsables et RSE : Stratégies Durables pour Entreprises

© 2026 Weproc. Tous droits réservés.

MAR 2024